Tu n'as jamais eu besoin d'explications.

Alors j'ai travaillé, pour ne pas trop penser à lui.
Et j'ai beaucoup dormi, pour ne pas trop penser à lui.
Faut dire que j'avais éteins mon portable, pour ne pas trop penser à lui.
Et que j'avais écris à de vieux amis, pour ne pas trop penser à lui.
D'ailleurs, écris tout court, pour ne pas trop penser à lui.
J'ai écouté de la musique, pour ne pas trop penser à lui.
Et puis j'ai parlé à mes parents, pour ne pas trop penser à lui.
Sans oublier de caresser le chat, pour ne pas trop penser à lui.
Et de ranger ma chambre, pour ne pas trop penser à lui.
Alors j'ai lavé ma lingerie de fille, pour ne pas trop penser à lui.
Et puis j'ai répondu à ses amis, pour ne pas trop penser à lui.
J'ai appris les MJC et l'emploi de would, pour ne pas trop penser à lui.
Et on a inventé une publicité, pour ne pas trop penser à lui.
Alors j'ai rigolé, pour ne pas trop penser à lui.
Et j'ai lavé mon miroir, pour ne pas trop penser à lui.
Mais surtout, j'ai pensé à lui.
Bien trop.
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# Posté le samedi 28 novembre 2009 10:46

IUT.

La libération de ses boucles qui coulent devant ses yeux.
Elles cachent.
Alors elle allie les senteurs de la mangue avec celle du beurre de karité. Lui, c'est la même habitude. Un repose toi bien sans je t'aime. Et même si dans le bus, elle part dan son i-pod, sans le vouloir, son regard se voile. Je te sens partir, oui, mais je dois le faire parfois. Parce qu'on veut que je parte quelques instants. Sinon, je ne serai pas là du tout. Ce bâtiment est déjà trop plein de larmes oui, mais ces larmes là sont celles de femmes. Vous avez grandit autour de moi, alors je ris et j'en parle avec Nicolas autour d'un bon repas. Il m'emmène, encore une fois, devant Lyon nocturne et j'apprends qu'il a une photographie de moi dans son bureau. Je suis à côté de la touche, et le bureau de derrière me demande de le faire rire. Alors je sors un sourire, j'allie deux phrases et je sens que j'ai touché la cible. Pendant ce temps, elle écrit un texte sur moi, que je relirai souvent, avant qu'elle ait le temps de me le déchirer. Ce sont des adultes qui se développent, avec les mêmes préoccupations d'amoureuses. Ils ignorent leur chance, parce que dans chacune d'elles est en train de naître le plus beau des trésors. Je le sens. J'en suis sure.
On a beau apprendre le marketing et mélanger l'économie avec nos rêves, il restera toujours nos repas fou-rires, nos combats d'expression écrite, nos retours dans le bus, et la feuille d'appel qui circule entre les rangs.
Signe pour eux.
Si je lâche, retiens moi.
En attendant, elle pose sa plume dans le cadre à côté de son nom.
Stupide espoir du Vendredi soir.

Moi je t'attends.
C'est Carpe Diem, à gauche, côté du coeur.

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 15:27

34.

Et les escaliers ont coulé sous ses pieds, nouveaux, frais, qu'elle gravira des dizaines, des centaines, des milliers de fois.
Au bord de sa table de café, oui la nouvelle année est bizarre, mais regarde, regarde comme le journal saute dans tes bras en sortant du métro, et comme les gens viennent te parler, parce qu'ils ne te connaissent pas. Je vous apprendrai la lumière de mes vendredis après-midi, et les grains de beauté de sa peau.

IRLANDE-AMERIQUE-HOLLANDE-SUEDE.

Laissez nous partir, découvrir, et revenir.
Ce n'est pas la nuit qui coule derrière vos paupières. C'est l'écriture, le plein de vie, c'est le coeur du monde en un stylo bille, c'est gratter vos cours par des mots.
Le Soleil se couche et le bitume du lendemain me terrifie intérieurement. Mais je sais qu'Elle a besoin de moi, et que le Futur n'est pas aussi incertain que je le prévoyais.
Alors Lyon m'attend pour de nouvelles balades dans le noir, mais le sourire est là, après tout, rien ne nous a dit...
Que c'était un adieu.
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# Posté le dimanche 13 septembre 2009 13:12

33.

Les serpents de Lumière et les graines du Temps. Attends. Attends les beaux jours, les jours-bacheliers, les jours sans réviser. Attends moi, attends nous, en étudiants comblés, facultés, écoles ou DUT. Attends que vienne la Pluie, et le goudron chaud, attends de marcher pieds nus, sur le sol d'Italie. Attends que le Guépard ne redevienne qu'un roman et que les correspondances amoureuses se rangent au fond d'un tiroir. Attends le nouvel ordinateur et toutes les heures que je passerai à écrire. Attends que Nicolas se libère, qu'il revive, qu'il tienne ses promesses. Attends avant de me kidnapper, même si je pleure quand tu pars et que tu m'appelles pendant la nuit. Attends la fin des représentations au lycée, parce que ce sont nos dernières, et qu'on partira tous après. Attends les salles de cinéma dans la chaleur estivale, le festival théâtral, et peut être nos voyages. Attends que je devienne grande avant de m'aimer. Attends que je te fasse écouter du Dire Straits à fond, couché sur le plancher enfin propre de ma chambre. Attends qu'Alice reprenne des couleurs, que Lorine soit prise dans son Avenir. Attends les réponses des classes préparatoires. Attends que la Russie devienne un espace contrasté, attends que l'interface nord-sud méditerranéenne ne soit plus qu'un titre. Attends que les cerveaux s'engourdissent, que Sophie parte au Vietnam. Attends que Simon revienne et que Choupette n'ait plus d'ovaires. Attends que la séparation soit faite, que nous ayons tous pleuré une bonne fois, et que les appareils photo crient saturation. Attends que je remplisse l'album qu'ils m'ont offert avec mes années lycée. Attends que je relise du Freud pour le plaisir, et que je brule mes dissertations et autres cours d'histoire et de littérature. Attends que je les invite à un barbecue géant, et que je rejoigne vos soirées quais. Attends que je réponde présente aux invitations de tes Amis qui m'ont déjà accepté. Attends de nous voir sur scène. Attends le parc de la Tête d'Or et nos nuits, fenêtre ouverte. Attends que je te présente à ceux qui ne te connaissent pas. Attends la piscine, chaude pour une fois et tout le reste.
Attends.
Attendez.
Et puis oui, attendons.
Ca arrivera bien un jour non ?

# Posté le lundi 01 juin 2009 04:11

Modifié le jeudi 04 juin 2009 11:20

31.

LES POUPEES BLANCHES&NOIRES. CLEMENT QUI PARLE DE FILM. JULIE QUI CHERCHE SA ROBE. LE SOUTIEN GORGE D'ANTOINE QUI GRATTE. SA MERE QUI ME PROPOSE UN FOUET OU DES MENOTTES. L'ETE QUI ARRIVE BIENTOT. LES BACS BLANCS FOIREUX. NOUS QUI JOUONS AUX ADULTES EN VOITURE. LUI QUI CONDUIT. BERLIN DEJA PASSE. LE BAC QUI ARRIVE DEJA. LE THEATRE ET LES REPRESENTATIONS EN VUE. DEJA BIENTOT 4 MOIS TU SAIS. JENNY EN FLEUR QUE JE SERRE CONTRE MOI. TOUT LE MONDE QUI DANSE ET MOI QUI LUI DIS QUE "C EST EUX MES AMIS.". LES COMPLIMENTS SUR NOUS SUR LUI. LA FIERTE DE LE PRESENTER AUSSI. ON NE BADINE PAS AVEC L'AMOUR TU AS RAISON. CAROLE QUI EST LA JUSTE LA. LE SOLEIL AUSSI PARFOIS. LES TOURS DE VELO APRES LES COURS. LES PLAINES ET LES CHAMPS A QUELQUES MINUTES. LA PISCINE ET L'EAU. LES NOYADES DE PENSEES. LES NUITS DANS SES BRAS. LA REPONSE DE DUT QUI ARRIVE. REMI QUI PASSE SES CONCOURS. SIMON A DALLAS. MA SOEUR DEMAIN. LA SOIREE QUI SERA LIBRE. MES PARENTS QUI NE DISENT RIEN MEME A 5 HEURES DU MATIN. NOS ERREURS BIEN SUR. MAIS LES MEMES QU'EUX. LES LARMES. LES TRACES DANS LE MAQUILLAGE BLANC. LES CADEAUX ET LE GATEAU. LA BLOUSE BIEN TROP COURTE. LE PARI DE LUI FAIRE VOIR QUE J'AI DU CULOT. NE PAS MONTRER QUE J'AI HONTE ET ASSUMER. LES REGARDS. QUAND JE NE CHERCHE QUE LES TIENS. MON LIVRE QUI AVANCE LENTEMENT MAIS SUREMENT. LA TERMINALE QUI S'ACHEVE. AVEC UN BRIN DE CHANGEMENT. MAIS AVEC LES MEMES QU'AVANT.

# Posté le samedi 25 avril 2009 12:47